Jul

01

2013

Manifestation à Paris contre l'exposition de photos de kamikazes palestiniens

Quelque 400 personnes ont manifesté dimanche après-midi à Paris devant le musée du jeu de Paume contre une exposition de photos appelée ‘Phantom Home : Death ‘ qui met en valeur des Palestinians auteurs d’attentats-suicides en Israël,  dont les étiquettes indiquent ‘’combattants de la liberté’’ et qui les qualifient de ''ceux qui ont perdu la vie en luttant contre l’occupation''.

Les manifestants, entourés d’un cordon de CRS pour assurer leur sécurité, ont observé une minute de silence à la mémoire des victimes du terrorisme.

L’exposition de la photographe palestinienne Ahlam Shibli, qui est présentée au musée depuis le 28 mai jusqu’en septembre,  a provoqué de vives réactions d’organisations juives. Le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) a accusé cette exposition de faire "l'apologie du terrorisme" et a envoyé une lettre à ce sujet à la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti.

Le Centre Simon Wiesenthal (SWC) de Los Angeles avait appelé la communauté juive ‘’et tous les amis d’Israël et tous les amis de la vie qui luttent contre le terrorisme’’ à rejoindre la manifestation devant le Musée du Jeu de Paume.

Shimon Samuels, directeur des relations internationales du SWC, qui a visité l’exposition, a constaté :

• L’introduction de l’exposition, dans le catalogue officiel du musée, décrit les terroristes palestiniens capturés condamnés en Israël comme des ‘’martyrs de suicide ratée qui doivent encore s’acquitter de leur mission inachevée de suicide’’.

• les volontaires arabes israéliens dans les Forces de défense israéliennes sont présentés comme mentalement confus ou contraints et collaborateurs au service sionisme contre la cause palestinienne.

• les prisonniers palestiniens qui ont signé des engagements à renoncer au terrorisme lors de leur libération ou de l’échange se sont révélés être une imposture

''Ceci signifie que les engagements formels signés par tous les prisonniers palestiniens détenus pour des raisons de sécurité, lors de leur libération ou de leur échange, de ne plus commettre d’actes terroristes, ne sont qu’une supercherie – une signature à une seule main ; l’autre, les doigts croisés derrière le dos, révèle un subterfuge hypocrite qui invalide leur renonciation alléguée à la violence'', a déclaré M. Samuels.

‘’ L’apologie des attentats-suicides à l’affiche au musée du Jeu de Paume ne peut qu’exhorter à la violence’’, a-t-il ajouté.

La directrice du musée, Marta Gili,  a affirmé au Figaro que "la fonction d'un centre d'art est de créer un débat". "Je suis donc ouverte aux remarques quelle qu'elles soient. Ce qui me choque, c'est l'utilisation de menaces, d'insultes et de harcèlement".

 

Source: ejpress.org, 1er juillet 2013

CICAD en action

  • Plus de 20 ans d’actions

    La CICAD se préoccupe des menaces qui pèsent sur les Communautés juives. Prévenir, conseiller et agir : 3 mots d’ordre contre un même fléau.